Manifeste pour la vie

 

La civilisation industrielle, issue d’un système de pensée qui s’est développé en Occident à partir du XVIIème siècle, est ouverte à une notion du progrès fondée sur le développement matériel qui peut opposer l’homme à la nature.

Les civilisations traditionnelles sont moins évolutives que Ia civilisation industrielle mais elles se développent au rythme de Ia nature et dans le sens de son équilibre.

En favorisant le développement des biens matériels pour des peuples qui ne peuvent le vivre qu’au détriment de leurs aspirations culturelles profondes, la civilisation industrielle pratique parfois un véritable génocide culturel qui peut entraîner une revendication identitaire, voire raciste, trop souvent violente. En prenant acte de l’unité fondamentale du psychisme humain, il est indispensable d’aider les peuples à sauvegarder leur diversité culturelle pour mieux participer à l’universel.

Les peuples autochtones sont aujourd’hui marginalisés dans leur propre pays, en raison d’un ordre économique, social et politique issu d’une pensée occidentale qui tend à devenir planétaire et hégémonique. Cette pensée occidentale, riche de sa diversité, nous la reconnaissons comme nôtre, mais la récusons comme universelle.

La civilisation industrielle doit consentir à se remettre en question et, pour cela, s’ouvrir aux traditions civilisatrices des peuples qui vivent en équilibre avec la nature.

La civilisation industrielle donne à l’homme des moyens démesurés au regard de la précarité de sa raison.

Chacun étant responsable du devenir de l’Humanité, il importe de rapprocher notre jeunesse de la nature. Il est donc urgent d’entreprendre, en accord avec les civilisations traditionnelles, un projet éducatif complétant une instruction devenue trop abstraite et compétitive.