Théodore Monod

Jean-Claude Bourgeon et Théodore Monod à Grasse

L’univers est d’un seul tenant, alors ayons des vues globales, des vues suffisamment larges. Comme l’a si bien dit un poète anglais : «celui qui cueille une fleur dérange une étoile». J’y trouve une notion vraie, celle d’unité du cosmos et par conséquence de solidarité entre les êtres vivants.

Notre culture propre s’est engagée dans la voie du progrès matériel et de la religion du profit, regardons au moins avec sympathie et respect ceux qui ont choisi la participation à un Univers organisé, la réintégration de l’humain dans le cosmique, le reflet au niveau de la vie des lois du monde invisible, ceux pour lesquels le temps est un rythme né de la danse du dieu créant le monde, et la destinée une sérieuse, souvent héroïque aventure.

La vérité ou – si l’on refuse le mot – à tout le moins la santé, c’est, je crois, le pluralisme. A tous les niveaux. Nous avons beaucoup trop cru, nous, Occidentaux, que la Méditerranée était le centre du monde et que la variété des styles de vie et des cultures devait cependant interdire l’emploi du mot « civilisation » au pluriel, comme s’il n’y en avait qu’une, celle qui a droit à un C majuscule, la nôtre.

Théodore Monod / Sortie de secours, Editions Seghers

 

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