Sébastien

Sébastien

 

Sébastien le délicat

C’est un élégant côté jardin , un tendre côté cour, un jeune homme qui pourrait sans peine devenir comédien…

Au désert, je le vois entrer en scène, saluer Messieurs les chameaux, Mesdames les chèvres, réinventer pour le bonheur de tous les aventures d’un jeune homme moderne, perdu dans le sable… Mais attention, le gentleman cambrioleur vous regarde avec malice et cette profondeur sensible qui semble être l’un de ses moteurs intimes.

Chez lui, l’arbre peut cacher la forêt, le calme, la tempête, l’ amitié, la vengeance.  » Partir de chez moi, quitter le Nord pour le soleil … « , telle est sa phrase fétiche, son objectif, les petits cailloux d’un grand poussait charmeur, attentif à vos faiblesses, à l’affût de vos failles, toujours prêt à vous étonner…

Alain Bellet

 

 Au premier jour

Quand nous sommes arrivés le premier jour à l’Adrar Macler, nous avons vu une dizaine d’hommes, la tête recouverte d’un grand tissu appelé chèche. Je ne voyais que leurs yeux. Ils se ressemblaient tous. Pour nous, c’était impossible de les reconnaître, pourtant, ils semblaient si familiers pour Rita et surtout pour Jean­ Claude…

Peu à peu, je pouvais en reconnaître un ou deux, dans leurs façons de parler, de marcher , de bouger… Ensuite, je les reconnaissais en fonction de leurs responsabilités dans la caravane, leurs occupations : le thé, la tisane, les chameaux, la cuisine …

Au bout d’un moment de voyage et de choses vécues ensemble, les Touareg ont découvert leur visage naturellement, en baissant leur chèche, du bas du nez jusqu’au menton. Peu à peu nous nous sommes intégrés à leur groupe, en allant boire le thé puis en partageant leurs repas … Je me sentais considéré comme un des leurs ou plutôt comme l’un de leurs enfants.

Sébastien

 

Le respect

Quand Rita m’avait parlé du respect, je m’attendais à rencontrer des gens qui disent « bonjour », « merci », « bon appétit », etc… Mais quand je suis arrivé là-bas et que j’ai commencé à parler un peu avec eux, j’ai compris que c’était d’un autre respect qu’il s’agissait: un respect que je n’avais jamais rencontré.

C’est leur façon de vivre, leurs rapports à la nature, leurs rapports aux choses, aux animaux et surtout leurs rapports aux personnes. Ressentir ce respect m’a fait du bien et cela m’a donné envie d’apprendre à suivre la route du respect.

Avec eux, c’est facile mais ici, en France, ça l’est beaucoup moins…

Malgré quelques  » tics  » qui reviennent au galop, je me sens plus respectueux…

Sébastien

 

Ce que je garde en moi des gens du désert?

J’ai découvert le voyage, je n’avais jamais voyagé aussi loin, et cela m’a donné envie de recommencer un jour.

J’ai découvert des gens, leurs façons de vivre, et leurs paysages.

Ces gens et leurs traditions m’ont vraiment impressionné, intéressé. Ils ne vivent pas comme nous, ils sont davantage posés. Les relations entre eux et les autres ne sont basées que sur le respect.

Ici, en France (en Belgique aussi!), c’est une chose que l’on a carrément oubliée. J’ai découvert aussi, en dehors de la caravane, leurs familles, leurs femmes, les enfants… J’ai également découvert leurs méthodes pour travailler la terre, élever les animaux, faire la cuisine.

Ils ne sont pas très riches dans la poche, mais je les ai trouvés tellement riches dans leur tête ! De vrais sages !

Ces gens, ce sont les Touareg…

Sébastien

 

Souviens-toi

Souviens-toi de ces hommes aux regards profonds.

Souviens-toi aussi de leurs regards lointains.

Souviens-toi d’Abakaoua, si calme, si réfléchi

Souviens-toi du rire d’Ahrmed

Souviens-toi de Sidi, si attentionnée dans son travail                        •

Souviens-toi d’Ibrahim, calme et réservé

Souviens-toi de la moustache de Arahli

Souviens-toi des beaux yeux d’Abdelkrim

Souviens toi des mots de Mohamed, notre traducteur

Souviens-toi de l’orégera de Chemma, si petit, tellement travailleur

Souviens-toi des prières d’Ihram, l’imam de la caravane.

Souviens-toi des merveilleux chants de Boubakar

Souviens-toi des tisanes de Bachar, si bonnes, si efficaces

Et souviens-toi surtout des sept journées passées en France avec cet homme aux manières d’ange, Bachar.

Sébastien

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