Jérôme

Jérôme

 

Jérôme, un grand tendre, en vrai

Arrivant du désert, c’est la mer qui lui manque, la mer et ses paysages bretons qui valent pour lui tous les Ténéré du monde. Plus souvent dans ses pensées qu’ailleurs, Jérôme avance sur sa propre route sans trop parler, sans délivrer ses états d’âme. Plus secret sans doute que les autres jeunes, il ressemble à un grand goéland attendant simplement la marée pour s’esquiver et goûter les poissons dorés de la liberté, conjuguée à la mode celte.

La musique lui manque, celle de ses amis, de ses choix, de sa vie… Il semble aimer la solitude, la confidence avec ceux qui ignorent les bavardages. Est­-ce pour cette raison qu’il aimerait travailler auprès des animaux, dans la connivence des regards?

Alain Bellet

 

Le désert, c’était la galère!

Je n’avais pas de musique, pas de shit, mes copains et ma famille étaient loin. Je n’aimais pas manger tous ensemble dans le même plat, boire tous dans la même théière, se laver avec un litre d’eau…

Vraiment, tout changeait d’un coup! Il fallait marcher sous un soleil trop chaud. Heureusement, je savais que ça n’allait durer qu’un temps. Je savais que je pourrais tenir jusqu’au bout… Quand je fais un truc dur, j’aime bien aller jusqu’au bout!

C’est vrai, je suis fier d’avoir tenu, d’avoir appris à connaître les Touareg, des hommes gentils, souriants, toujours à l’écoute.

Mais, c’était quand même une punition…

Jérôme

 

Je ne les oublierai jamais

Je n’oublierai jamais les Touareg, ils sont très sympa, très généreux. Dè que tu as besoin de quelque chose ou si tu as un problème, tu sais que tu peux compter sur eux.

Je n’oublierai jamais Irham, il était très gentil, j’aimais bien rigoler avec lui, jamais je ne l’oublierai.

Bay, je l’aimais aussi, même si souvent il m’a menti. Il ment beaucoup mais j’ai bien rigolé avec lui. Ibrahim pensait beaucoup à l’argent mais je me suis bien amusé avec lui. Quand je le voyais, je lui disais  » oh yhim « . Cela voulait dire « bonjour, femme !  » c’est un délire qui est venu comme ça. Ibra, toujours souriant, était très gentil, lui aussi je me le rappellerai toujours. Boubakar était super, pourtant à la fin du voyage, j’ai eu le pressentiment qu’il ne m’aimait pas, pourtant je ne lui avais rien fait. Bon, je ne l’oublierai pas non plus…

Dès que j’ai vu Ahmed le maçon, j’ai sû tout de suite que j’allais bien m’entendre avec lui. Je lui ai fait une promesse et je la tiendrai. Je n’ai pas beaucoup connu Houloule mais il était vraiment sympa, j’aurais aimé mieux le rencontrer, le connaître.

Le meilleur, c’est Bachar. Quand j’avais besoin de lui, je savais que je pouvais tout le temps compter sur cet homme. Lorsque j’habitais chez lui, il s’est très bien occupé de moi, comme si j’étais son fils. Sa femme aussi avait l’air de bien m’aimer, leurs enfants aussi et c’est dommage qu’ils ne parlent pas français, on se serait superbement entendu. Je pense aussi à Sidi, avec son pick-up toujours en train de faire des allers et retours, aller là, aller ici, revenir, c’était un bon!

Je n’ai pas connu les autres Touareg mais j’imagine qu’ils avaient tous de bonnes choses en eux.

Jérôme

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